samedi 25 mai 2024

Dans les Pas de Baudelaire*


Sois sage ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille...
Combien de fois, naguère, n'ai-je répété ces mots,
Spondylarthrite ankylosante, diagnostic de mes maux,
Apparue vers trente ans, je me sentis diminué, inutile.

Inflammation chronique des articulations...
Le mal prenait des proportions inquiétantes,
Les douleurs me revenaient comme des ondulations,
Une, deux fois par jour comme la marée montante.

Sois sage ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille...*
Mélopée lancinante me hantant nuit et jour,
Médecins, spécialistes, kinés... De tout, j'ai fait le tour,
Pourquoi ne pas faire une cure de thalassothérapie?

C'était sorti comme ça dans une conversation...
Chez mon médecin traitant, lors d'une consultation,
Climat marin, eau de mer, boues marines, algues...
Sable et autres substances, sous surveillance médicale !

La mer, bruit d'une plainte indomptable et sauvage,
Combien de patrons morts avec leurs équipages...*
Combien ont disparu, dure et triste fortune,
Dans une mer sans fond par une nuit sans lune.

Mauvais souvenirs d'école, je n'aimais pas la mer !
A cause de ces vers de Victor Hugo,
Mais si je ne voulais point devenir sot...
Je devais combattre cette perception mortifère 

Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis...
Alors je suis parti, vers ce morne horizon, me suis évanoui,
Huit cures de trois semaines ont été nécessaires,
Depuis deux ans maintenant, mes maux font marche arrière.

Aujourd'hui, la mer est devenue mon amie...
J'y contemple mon âme et dans son immensité infinie,
De mes mouvements,
Elle m'a rendu la liberté, me rendant moins amer,
Et je crie à tous vents,
Homme libre, tu chériras toujours la mer...*

© José Delattre - 02/10/2016

Support ; Pixabay - Photographie Pirod4D

Avertissement : 
Ceci est une fiction, toute ressemblance avec des faits,
des situations ou des personnes ayant existés 
serait purement fortuite...

Événement D-D M-A :"Et si l'on s'inspirait des grands poètes..."(poésie ou prose)
Contraintes: "Sois sage ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille" et "Homme libre tu chériras toujours la mer" (Charles Baudelaire)

jeudi 11 avril 2024

Printemps


Tout s'éclaire et tout s'illumine,
L'aube devient purpurine ;
Quand apparaît sur l'horizon
Le disque d'or et son dos rond !

Tout s'éveille dans la ramure,
Le silence devient murmure ;
Du sol, les perles de rosée
Prennent leurs couleurs diaprées !

Dans un coin sur l'herbe posée,
La dentelle d'une toile d'araignée ;
Ondule mystérieusement
Sous la douce brise du vent !

De l'arbre qui reverdit,
S'élève une pleine harmonie ;
Où merle moqueur et oiseaux
Chante le printemps nouveau !

La trémière sous le soleil,
Découvre ses boutons vermeils ;
Sur l'un d'entr'eux, ouvrant ses ailes
S'envole une coccinelle !

L'air est joyeux, l'azur résonne,
Tout frissonne et tout reverdit ;
Dans le ciel le soleil rayonne
Quand la lune s'est assoupie !

Tout revit et s'éveille avec grâce,
L'hiver repart silencieusement ;
Encore une saison qui passe
Pour accueillir le gai printemps !

Dans la prairie pousse la pâquerette,
Le bouton d'or s'est réveillé ;
Dans le lilas chante la fauvette
Sur le joli muguet de mai !

La plaine résonne de mille bruits,
Les oiseaux chantent, le ciel sourit ;
Tout est bien plus gai, plus charmant
Lorsque nous revient le printemps !

© José Delattre  - 15/03/2018
Tous droits réservés

Recueil ; D'aventures en aventures

mercredi 27 mars 2024

*Crépuscule de Printemps


Le bonheur, c'est de voir le soleil se lever,
De pouvoir dire bonjour à l'étoile du Berger,
De compter les étoiles de cette voie lactée,
De te voir parmi elles, ce reste de ma vie,
Toi, ma moitié de cœur, rêve de mes envies.
Pouvoir te faire un signe, t'envoyer un baiser.
  
Ton cœur vit dans mon cœur, éveillant mon ardeur
Tu es parfois si proche, qu'en pleine rêverie,
J'entends ton cœur qui bat, en mon âme ravie,
Et ma route, mon ange, se parsème de fleurs.
De ces roses si belles que cultivaient nos cœurs.

Combien d'années ne les avons-nous cueillies
Ces roses perlées de notre bel amour...
Dans de radieux soleils emplis de nos folies,
Le cœur en bandoulière, essor de nos envies
Entraînés l'un vers l'autre au ciel de nos beaux jours
En nos longues promenades de cet amour sincère,
Nos corps humides de rosée cueillaient sans trêve
Ces roses rares de la jeunesse de nos amours.

Tu étais mon refuge et mon île secrète,
Et même très souvent mon île aux trésors
Et quels que soient mes doutes,
Dans les jours de tempête...
Toujours tu m'accueillais à l'abri de ton corps.

Je m'en souviens comme si c'était hier...
De la première rencontre jusqu'au dernier sommeil,
Tous ces mots prononcés, nos étreintes aux serments éternels,
J'ai tellement voyagé en nos nuits de lumière
Tellement vagabondé sur ton corps merveilleux,
Mes mains en connaissaient chaque mont,
Chaque sillon, chaque endroit délicieux.
Je me souviens de tout, car tout s'est imprégné,
Et j'aimerais tellement pouvoir recommencer.

Ô crépuscule de ma vie, pourquoi me tortures-tu ?
J'avais tellement d'amour à partager encore,
Et pour au moins vingt ans, je me sentais si fort...
Et toi, qui que tu sois là-haut, pourquoi n'as-tu pas vu ?
Qu'en me reprenant celle que je chérissais tant,
Tu m'enlevais le reste de mes printemps.

© José Delattre - 20/09/2016
Tous droits réservés

Extrait Recueil ; Auprès de mon arbre

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